Nous avons discuté avec le président de la startup Baba Sport incubée dans le plus grand incubateur de startup du sport en Europe : Le Tremplin. On a parlé du projet de cette startup, de la communication mise en place pour cibler les publics sportifs et des problématiques liées à la création d’une entreprise. Entretien. 

 

Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre rôle dans la startup du sport Babasport?

Antoine Petit, Président chez Babasport. Je suis chargé de l’acquisition des utilisateurs, du webmarketing et donc de toutes les problématiques autour du marketing digital. Il est difficile de définir un rôle précis dans une start-up en sachant qu’il faut faire preuve de polyvalence. En effet, nous avons nos prérogatives principales mais également des missions secondaires très variées et tout aussi importantes.

 

A quel besoin répond la startup?

Nous vivons dans une “société de l’urgence” où nous souhaitons accéder aux choses rapidement et simplement. Face à ce constat, nous souhaitons offrir un service qui repose sur ces 2 critères.

Simple : par le biais d’un moteur de recherche clair et détaillé, Babasport offre une navigation simple qui permet en quelques clics de réserver l’activité de votre choix et autour de vous.

Rapide : efficace, le site a été développé de manière à pouvoir effectuer votre réservation en 3 clics : recherchez selon des critères votre activité, sélectionnez celle qui vous convient puis réservez en ligne en toute sécurité.

Nous donnons donc la possibilité aux Français de trouver des activités près de chez eux à partager entre amis ou avec leur famille ou autour d’événements particuliers comme les enterrements de vie de jeune fille / de garçon ou encore les team building.

 

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?

Nous avons été confronté à la problématique récurrente des marketplace, de l’oeuf et de la poule. En effet, l’offre attire la demande et la demande attire l’offre. Face à cette problématique, il a été difficile de convaincre nos partenaires de nous rejoindre dans l’aventure sans notoriété et ni visibilité. Ceci dit, nous avons été conforté dans notre positionnement très rapidement, puisque 2 jours après avoir lancé le site internet, nous avons eu une première réservation sans grand effort marketing et commerciaux. Aujourd’hui, nous avons déjà satisfaits plus de 5 000 clients en 15 mois d’activité.

 

Quel est le business model de BABA SPORT?

Babasport est une plateforme de mise en relation entre des particuliers friands d’activités sportives récréatives et insolites et des prestataires de qualité sélectionnés avec soin. Notre business model s’apparente à celui de LaFourchette et Booking. Nous touchons une commission d’apporteurs d’affaires sur chaque réservation effectuée.

 

De quelle manière communiquez-vous auprès de votre communauté ?

Outre les newsletters, nous utilisons les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Linkedin et Twitter) pour partager notre actualité, nos coups de coeur et surtout pour échanger avec celles et ceux qui font qu’aujourd’hui Babasport fonctionne. Nous prêtons énormément attention à leurs attentes, leurs retours et demandes d’où la mise en disposition de cette communauté.

Il est important pour nous que nos utilisateurs sachent que derrière le site Babasport et son algorithme, se trouvent des humains ! C’est pour cela, que nous jouons beaucoup sur l’image en partageant nos expériences et nos humeurs (notamment via Instagram @Babasport) ou encore nos statuts Facebook qui reflètent clairement notre équipe : jeune, dynamique, enthousiaste et drôle.

L’une de nos priorités majeure chez Babasport est le service client. Toutes nos actions sont donc orientées vers cet objectif.

 

Quels sont vos objectifs sur les différents réseaux sociaux sur lesquels vous êtes présents ?

Aujourd’hui, chacun de nos réseaux sociaux a un rôle très précis. Comme expliqué précédemment, nous sommes présents sur plusieurs plateformes. Cependant, Facebook et Instagram restent nos principaux canaux de communication.

En effet, Facebook nous permet de dialoguer rapidement avec notre communauté et surtout de mettre à jour notre actualité (nouvelle activité, articles, news dans le domaine du sport etc..). Cette page joue un rôle essentiel car elle nous permet de récolter rapidement des informations sur les attentes de nos utilisateurs et de répondre de manière moins “formelle” à leurs interrogations.

Étant donné que nous proposons des activités sportives et insolites partout en France, l’image est un outil prépondérant. En effet, l’expression de notre site sous forme d’images permet à nos utilisateurs d’avoir une idée concrète de ce que nous proposons. De ce fait Instagram nous permet de partager nos activités sous forme d’images, vidéos, gifs ou boomerang permettant de rendre une simple activité beaucoup plus vivante et parlante pour tous.

Pour finir, nous sommes également présents sur Twitter et Linkedin qui sont des réseaux sociaux utilisés pour avoir un lien direct avec nos partenaires. Échanger sur nos actualités respectives mais également partager nos avis sur des articles, des tendances digitales ou autour de notre domaine d’activité. Ce sont 2 réseaux sociaux à ne surtout pas négliger car ils permettent de gagner en visibilité et à renforcer notre légitimité auprès des marques ou de futurs partenaires.

 

Selon vous quel rôle le digital doit jouer dans le sport en France?

En tant qu’incubé au Tremplin (incubateur des sports de Paris&Co) nous côtoyons au quotidien une multitude de startups travaillant dans le monde du sport et ayant mis en place de formidables projets (Trainme, OuiRun…)

Les nouvelles technologies et l’apparition de nouveaux médias ont clairement permis au sport d’évoluer et d’être vu d’une nouvelle manière. Les objets connectés vous permettant de suivre vos performances et de les retrouver sur vos smartphones, les applications de commander votre coach sportif à domicile ou encore les sites internet vous permettant de booker des activités sportives sont devenus des outils du quotidien.

Par ailleurs, avec internet, l’accès aux informations est instantané et en temps réel ce qui est devenu quelque chose de tout à fait normal. Les réseaux sociaux permettent aux sportifs et sports souvent inconnus du grand public de gagner en légitimité ou de se rapprocher de leur public.

 

Quel conseil donneriez-vous à quelqu’un qui se lance dans la création d’une startup?

En ce moment, toute personne créant une entreprise ou presque est considérée comme créateur d’une startup. C’est un mot tendance et mal utilisé car par définition, une startup doit être scalable.

Mon premier conseil est donc destiné à toute personne souhaitant entreprendre; de ne pas vivre dans le rêve de vouloir créer une startup alors que n’importe quel projet entrepreneurial est tout aussi gratifiant et méritant.

Quels sont vos projets futurs? Des recrutements en vue?

Notre ambition est d’être le réflexe lorsque l’on recherche une activité sportive, récréative ou insolite et ainsi de devenir la fourchette ou le booking des activités récréatives sportives et insolites.

Notre principale occupation est de lever des fonds pour aller plus vite et plus loin dans notre projet. Cette levée de fonds apportera de nombreux changements organisationnels et techniques notamment par le biais de recrutements.

Bonne continuation à toute l’équipe de Baba Sport!