Le 2 mai dernier, nous étions invités par la FDJ à la soirée de lancement d’une nouvelle plateforme Sponsorise Me propulsée par la Française des Jeux. L’objectif ? Promouvoir le sport féminin en supportant une chaîne de social sponsoring, dans le cadre du programme de promotion du sport au féminin “#SportPourElles”. Retour sur la soirée.

 

Une salle de boxe qui respire l’ambition

Dès l’entrée dans l’enceinte, la magnifique salle appartenant au Boxing Beats, le club de Boxe Anglaise d’Aubervilliers, nous laisse sous le charme. Ses fresques, ses rings et son atmosphère respirent le goût pour l’effort et l’histoire. Une histoire écrite par les nombreux grands sportifs ayant fréquenté les lieux.

Promouvoir le sport féminin en supportant une chaîne de social sponsoring

Sarah Ourahmoune, ambassadrice de la soirée, aux côtés de Lionel Rosso

 

Parmi eux, Sarah Ourahmoune, l’ambassadrice de la soirée, que l’on découvre aux côtés de Loïc Yviquel, CEO de la startup Sponsorise Me, et de sa nouvelle partenaire, Frédérique Quentin, responsable mécénat de la Fondation FDJ, présents tous les trois pour nous présenter la première chaîne de social sponsoring dédiée au sport féminin.

 

Le social sponsoring, une opportunité à la croisée du crowdfunding et du sponsoring traditionnel

L’initiative est née d’un constat clair, celui d’un décalage entre les possibilités de sponsoring offertes aux femmes par rapport aux sportifs masculins. Pour Sarah Ourahmounele sport est le miroir grossissant de notre société, on peut y voir toutes les inégalités en termes de communication, de médiatisation et de sponsoring”. Peu investies dans les cercles de sponsoring traditionnels, les sportives doivent donc se tourner vers d’autres possibilités pour voir leurs rêves de sport être financés par un mécène.

La solution apportée par la startup Sponsorise Me est la suivante : Plutôt que de s’adresser à une seule marque, qu’il va être difficile d’approcher et de lui proposer des retours sur investissement qui l’intéressent, pourquoi ne pas se tourner vers le social sponsoring, et fédérer une communauté de “backers” derrière son projet ? Loic Yviquel nous explique : “Les marques définissent le type de projets qu’elles sont prêtes à aider, et à partir du moment où le sportif ou le projet arrive à mobiliser une communauté derrière lui, on les aide à se financer et à financer l’ensemble de leurs projets”.

 

Un partenariat très prometteur entre une startup et une marque

 Le programme de promotion du sport féminin “#SportPourElles” s’appuie sur 4 piliers :

  • La promotion de la pratique pour toutes les femmes, en loisir comme en compétition
  • Un soutien à la médiatisation du sport féminin
  • Une mobilisation afin de faire changer les mentalités vis-à-vis du sport féminin
  • L’accompagnement du sport féminin de haut-niveau

 

C’est précisément sur ce dernier point que la chaîne Sponsorise Me agit. Jusqu’en décembre 2017, la FDJ s’engage à soutenir 15 projets ayant comme dénominateur commun le sport au féminin. L’ensemble des projets qui atteindront leur financement se verront recevoir un “booster” de 20% de l’objectif financier de la part de l’entreprise. En fin d’année, un jury présidé par Sarah Ourahmoune, attribuera à l’un de ces projets le prix “Coup de coeur FDJ 2017”, ce qui permettra au projet de doubler le montant de sa collecte.

Frédérique Quentin nous explique la démarche : “En passant par des intermédiaires comme Sponsorise Me, l’intérêt est de pouvoir financer ces petits porteurs de projets qui ne trouveraient jamais de partenaires car ils n’ont pas tout à fait le niveau requis pour décrocher un contrat avec une grosse société. C’est une situation de gagnant-gagnant car le sportif trouve un partenaire mais en plus il tisse sa communauté”.

 

Le numérique, territoire de collecte pour des sportives maniant à la perfection l’art du storytelling

Le mariage de raison entre le social sponsoring et le sport féminin s’est construit autour d’un nouveau constat, on se rend compte que les femmes sont plus présentes sur les réseaux sociaux et notamment dans le sport. Elles savent sans doute mieux raconter les histoires, donc il faut se servir de ces plateformes”, nous raconte Frédérique Quentin.

Loic Yviquel abonde, “dans le contenu qu’elles vont produire et dans l’histoire qu’elle vont raconter, il y a un petit plus. Les femmes ont la capacité à mobiliser, savoir parler à leur communauté et apporter cette petite touche d’esthétisme dont on a besoin pour réussir une campagne”. Point d’orgue de la soirée, animée par l’animateur Lionel Rosso, l’introduction de la boxeuse Delphine Mancini, premier projet propulsé par la plateforme. Son but est de rassembler 2500 euros afin de financer sa préparation ainsi que sa participation au Championnat de l’Union Européenne, se tenant en août 2017. Une “boxeuse de talent”, adoubée par l’ambassadrice Sara Ourahmoune, qui avait elle même pu financer son voyage aux Jeux Olympiques de Rio à l’aide de la plateforme Sponsorise Me. Pour découvrir le projet de Delphine Mancini et participer à son projet sportif, on ne peut que vous encourager à suivre le lien suivant : Objectif Championnat de l’Union Européenne

Le numérique, territoire de collecte pour des sportives maniant à la perfection l’art du storytelling

Delphine Mancini, aux côtés de Loic Yviquel (Sponsorise Me) et Frédérique Quentin (Fondation FDJ) présente son objectif “Championnat de l’Union Européenne”

 

La soirée s’est achevée sur un cocktail où les débats se sont forgés autour d’une intense passion commune pour le sport. Le digital nous prouve encore qu’il est un formidable outil permettant de concrétiser des projets auparavant irréalisables. Dans le cas de cette initiative, il est impossible de nier le pouvoir crucial des communautés numériques dans le but de faire bouger les choses. C’est sur cette vision optimiste et engagée que s’inscrit le projet porté par la FDJ et Sponsorise Me qui, on l’espère, saura proposer à des sportives et des associations de réelles clefs pour valoriser le sport féminin et ses athlètes.

Cédric Mahot

Cédric Mahot

Etudiant en communication, je suis passionné de sport. Mon mémoire de fin d’études observe les pratiques digitales des clubs de Ligue 1 dans un objectif, lier mes deux passions afin de développer une expertise du secteur.