Nous avons interviewé Boris Teixeira, en charge du pôle marketing et communication de la startup parisienne TrainMe. Il s’agit d’une plateforme communautaire permettant de prendre et de donner des cours de sport en toute simplicité. Boris nous parle des enjeux de son métier et des enjeux digitaux du développement de TrainMe. Interview. 

 

Peux-tu présenter ton rôle dans la startup ?

Je suis en charge du pôle marketing et communication. TrainMe étant une plateforme communautaire, une grande partie de mon temps est ainsi consacré au digital : SEO, SEA, SMO, UX, content marketing, marketing automation,…

 

Quel constat a amené à la création de TrainMe ?
TrainMe est né de 2 constats. Dans un premier temps du côté des particuliers qui rencontraient de nombreux freins à la pratique du sport dans les grandes villes : temps de transport, horaires peu flexibles, manque de motivation et une offre peu adaptée. Dans un second temps, du côté des professionnels du sport qui manquaient d’outils de gestion, de visibilité, de clientèle et d’accompagnement dans leur activité.

Quelle a été l’une des premières problématiques dans votre développement, et comment y avez-vous fait face ?
Le premier obstacle auquel TrainMe a fait face c’est le recrutement des coachs. C’est un mal pour un bien car on a tout de suite compris qu’une simple vitrine en ligne sur notre plateforme ne comblerait pas leurs attentes. Nous avons donc développé une application dédiée aux coachs et nous les aidons également dans leurs démarches notamment lors de la création de leur statut.

 

Quel est le business model de TrainMe?
L’inscription sur le site et l’application est entièrement gratuite. TrainMe se rémunère uniquement via les 10% de commission appliqué sur chaque réservation réalisée sur la plateforme.

 

Comment avez-vous fait au début pour recruter des utilisateurs sur le site ?
Dans un premier temps notre principal canal d’acquisition fut évidement le digital et plus précisément les réseaux sociaux ainsi que quelques campagnes search sur adword et bing. Les relations presse nous ont également offert une bonne première visibilité et ont également permis de rassurer les premiers utilisateurs de notre plateforme en apportant un gage de confiance.

 

Quels sont les objectifs et types de contenus que vous partagez sur chacun des réseaux Facebook, Twitter et Instagram ?
TrainMe est une plateforme communautaire, nous essayons donc de faire participer et réagir notre communauté Facebook en générant un maximum d’engagement. Pour cela nous mettons en place des partenariats afin d’offrir des promotions, des jeux concours internes, des infos exclusives, nous relayons les événements TrainMe, les nouvelles fonctionnalités et nous mettons également en avant les profils des coachs qui rejoignent chaque jour notre communauté. Tout en privilégiant les contenus visuels pour plus de viralité : photo, illustration, vidéo et live. Sur Facebook nous adoptons un ton un peu moins formel.
Instagram nous permet de rapprocher la communauté de l’univers et de l’ambiance TrainMe. L’utilisation des hashtags sur Instagram permet de recruter assez rapidement et facilement de nouveaux followers et ainsi de faire découvrir la marque.
Sur Twitter nous relayons nos publications mais sommes plus formels, le contenu est plus informatif et nous nous positionnons en professionnels du sport bien être : articles, inforgraphies, etc.

 

Est ce qu’il y a d’autres startups ou entrepreneurs qui vous inspirent ?
Évidemment tous les entrepreneurs qui ont été et qui sont encore aujourd’hui les précurseurs de l’économie collaborative tels que Frédéric Mazella, le fondateur de BlaBlaCar.

 

Que vous a apporté le fait d’appartenir à un incubateur comme Le Tremplin ?
Le Tremplin nous apporte un suivi permanent et des partenariats précieux. Aujourd’hui nous travaillons avec Unibail et mettons en place chaque mardi des sessions running gratuites au départ des 4 temps et également des aftework zumba toujours aux 4 temps tous les jeudis.

 

Que pensez-vous du marché du coaching en France aujourd’hui ?
C’est un marché en plein essor qu’il faut démocratiser ! Actuellement on compte plus de 30 000 professionnels du sport en France et ce chiffre est en constante évolution de 10% par an.

 

Est ce qu’il y a des sports qui fonctionnent mieux que d’autres sur votre plateforme?
Le yoga est très en vogue actuellement, tant chez les particuliers que dans les cours en entreprise. Les coachs de remise en forme sont eux aussi très sollicités car ils répondent à de nombreuses attentes : perte de poids, reprise, tonification, etc

 

 

A ton avis quelle est la tendance dans le marketing du sport à suivre en 2017 ?
J’aimerais répondre l’économie collaborative et la digitalisation de la pratique du sport avec une consommation quasi instantanée d’un cours de sport comme on commanderait un uber car c’est ce que nous essayons de faire. De nombreux secteurs ont fait le pas : location immobilière, covoiturage, … En 2017 c’est au tour du sport !
Je ne néglige pas évidemment la montée en puissance de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée qu’il faudra suivre de près et l’utiliser intelligemment si cela est possible.

 

Quels sont vos projets en 2017 ? Des recrutements prévus ?
2017 est pleine de nouveautés, nous sommes tous surexcités à l’idée de mettre en marche 2017 même si nous avons déjà bien embraillé le pas. Au programme, 2017 c’est l’ouverture de TrainMe dans 3 grandes villes françaises, 1 ville européenne, une plateforme BtoB, l’arrivée du sport sur ordonnance, une levée de fond, des partenariats prometteurs, des événements TrainMe et de nouvelles fonctionnalités sur le site et l’application sur lesquelles notre équipe technique travaille déjà !

 

Merci à Boris d’avoir accepté de répondre à nos questions. Bonne chance à TrainMe pour la suite de son développement!

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