Début février. Paris. Lancement du Podcast Orange « Premiers Crampons » destiné à mettre en lumière le parcours des sportives et sportifs de haut niveau depuis leurs débuts sur le terrain du sport amateur. Thomas Lemar, Gaetane Thiney ou encore Houssem Aouar sont passés par le micro de Thibaud Vézirian. Ce dernier s’essaie pour la première fois aux interviews en version podcast. Habitué à la télévision, il partage avec nous son ressenti, ses anecdotes lors des interviews mais aussi un souvenir vécu grâce à Orange Le 12 ème Homme : son interview de Zinedine Zidane! Entretien avec un passionné de foot mais avant tout un passionné des émotions véhiculées par le sport.

Peux-tu présenter ta mission sur le lancement des podcasts Orange ?

Pour Orange, pour ce nouveau projet,  je m’occupe d’animer toute la partie foot du podcast « Premiers Crampons », c’est-à-dire des interviews au long cours des joueurs de football qui sont en partenariat avec Orange. C’est Thomas Lemar que nous avons été interviewé à Madrid au centre d’entrainement de l’Atlético. Ensuite Gaetane Thiney qui est venue aux studios à Paris puisqu’elle joue au foot à Paris et en Equipe de France. Pour le 3èmeépisode nous avons interviewé Houssem Aouar au Groupama Stadium à Lyon. Pendant 1h et demi on est resté discuter avec de sa jeunesse, de sa pré-formation, de sa formation et de tout ce qui lui passait par la tête.

Ce format podcast change. On a l’habitude d’être constamment sur les écrans. Que penses-tu de cette évolution ?

C’est vrai que je suis issu de la TV et le format audio podcast est quelque chose de nouveau pour moi. Pour autant, j’ai découvert quelque chose de très particulier avec les podcasts, et ce qui me fait énormément plaisir, c’est qu’on a le temps de discuter en profondeur avec les joueurs, avec les gens, c’est-à-dire que ces joueurs se livrent naturellement. On discute à bâtons rompus. On a le sourire et ça change des après ou avant-matchs où ils sont en stress, ils ont envie de parler des 3 points, de la victoire, du coach qui met la pression, ça les barbe.

Donc là, ce qu’il se passe c’est qu’ils sont vraiment dans leur milieu, on leur pose des questions sur leur passé, sur la transmission, sur les valeurs du foot, sur le sport amateur et ils ont envie d’en parler, ça leur fait plaisir. Et cela change tout dans la relation interviewé/ intervieweur.

As-tu des anecdotes à raconter suite à la réalisation de ces premières interviews ?

Oui j’ai des anecdotes à raconter parce qu’à chaque fois c’est une mission d’aller sur place, c’est un vrai rendez-vous. Par exemple on avait 1h avec Thomas Lemar pour l’interviewer à Madrid. Tout est calé en avance comme vous vous en doutez. Il se trouve que la veille il a joué avec l’Atlético. Il est un peu fatigué, blessé, mais rien de grave. On arrive sur place au centre d’entrainement. On attend 30min parce qu’il faut toujours trouver les bonnes personnes qui nous on accrédité, qui nous ont fait rentrer. On arrive au centre d’entrainement et puis finalement le club impose à Thomas d’aller faire des soins avec le kiné donc on s’intercale pour faire l’interview pendant 1h entre l’entrainement et les soins du kiné alors qu’on devait avoir un tempo un peu plus tranquille. Finalement on fait ça de manière un peu moins intimiste on va dire, et pourtant Thomas se prête au jeu, à la cool, il nous dit qu’on va trouver le temps. On a réussi à faire l’interview alors qu’il y a eu un vent de panique à Madrid parce qu’on était là et que le club était au courant mais plus au courant, et que finalement on devait avoir 2h mais ils ne voulaient plus trop. Il y a eu des choses comme ça.

Après, en anecdote de tournage, ce qui est marrant c’est que l’entourage des joueurs est souvent là. Par exemple avec Houssem Aouar, à Lyon au stade chez lui, il y avait son frère dans les parages. Pour réaliser l’interview son frère m’avait donné plein de conseils en me disant Houssem est plutôt comme ci, comme ça, voilà comment je l’ai connu petit, voilà comment il s’est entrainé.

J’ai donc sorti plein d’anecdotes à Houssem qui provenaient de sa famille. Parfois il était un peu décontenancé en se demandant d’où sortaient les infos parce qu’on a vraiment été pioché dans son enfance. Finalement, c’est là qu’on fait mouche, que le joueur se révèle et est ravie de revenir si loin en lui, dans ses tripes et grâce à l’apport de l’entourage on arrive à sortir des moments.

 

Tu as interviewé Zinedine Zidane en 2018 avec le 12ème Homme pour Orange. Cela a du être un moment exceptionnel dans ta carrière ?

En effet, j’ai la chance de travailler en TV, de faire de la chaine info, de faire un peu plus de divertissement sur C8,  de rencontrer plein d’artistes, et Orange m’a permis d’aller à Madrid, pendant 2h d’être face à face avec Zinedine Zidane qui était à ce moment-là en demi-finale de Ligue des Champions avant de réaliser la passe de 3 avec Madrid.

C’était avant la finale, avant le match face au Bayern Munich en demi-finale. C’était des moments clés de saison. Zidane est arrivé en toute simplicité avec un charisme exceptionnel et on s’est mis à parler 2h de foot, de coaching, de positionnement tactique, le foot le vrai. Il n’y a pas de langue de bois, il nous a dit vraiment ce qu’il pensait des joueurs, de la génération actuelle, et on discuté comme ça. Et c’est vrai qu’on a fait plusieurs millions de vues sur cette interview.

C’était en 2018, ca restera à jamais en moi parce que c’était un moment ultra particulier, j’ai été un vrai privilégié. Quand j’interviewe des joueurs de Ligue 1, ca peut m’arriver, je reçois des messages, là j’ai reçu des centaines de messages sur les réseaux sociaux de gens qui étaient complètement fous et là je me suis dit Zidane, c’est Zidane, c’est à part !

 

Un grand merci à Thibaud Vézirian d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.