Début février, News Tank Football organisait à l’INSEEC à Paris des conférences autour du sport. Lors de la conférence dédiée à la médiatisation du sport féminin, Vanessa Le Moigne qui était présente dans le public, a pris la parole pour proposer de relancer l’idée des matchs lever de rideau pour booster la visibilité des footballeuses. Elle nous explique cette idée qui a déjà vu le jour dans certains clubs. 

 

A l’occasion d’une conférence de Think Football 2019 vous avez pris la parole pour défendre l’idée des matchs de football féminin en « lever de rideau » des matchs masculins. Pouvez-vous expliquer cette proposition ?

J’ai remarqué que généralement, lorsque l’on va à un match de football féminin, les horaires ne sont pas forcément les plus avantageuses et on se retrouve avec peu de public, tout simplement parce que je pense qu’aujourd’hui les spectateurs et téléspectateurs ne connaissent pas encore vraiment le football féminin et n’ont pas pris conscience que c’est un sport à part, qu’il ne faut pas comparer avec le foot masculin. Je pense qu’il faudrait organiser des évènements où l’on met en lever de rideau un match de football féminin avant ou après l’équipe masculine. Cela pourrait permettre de passer de belles soirées, après-midi en famille et découvrir ce sport.

BeIN SPORTS va proposer un dispositif exceptionnel pour la Coupe du Monde avec une quotidienne l’Expresso. Pouvez-vous nous en parler?

Le dispositif est exceptionnel parce qu’on est passé le weekend sur l’Expresso, on va revenir à la semaine avec Thomas Villechaize. En revanche, il ne sera pas exceptionnel dans le sens où on parle de foot féminin tout le temps au même titre qu’on parle de handball, de rugby, on le traite comme un actualité sportive. Forcément au mois de juin on sera obligé d’en parler parce que ce sera la grosse actualité en France cette Coupe du Monde de foot féminin, comme on parle de la Copa et de la CAN qui est à suivre sur BeIN SPORTS.

En tant que journaliste, comment avez-vous perçu l’évolution de l’intérêt pour le football féminin dans les médias?

Il est croissant et l’acte fondateur c’est la demi-finale de la France face aux Etats-Unis où je pense que les gens ont compris que les femmes ont leur style et que c’était un sport à part. Et donc il ne faut pas comparer avec le football masculin. Je pense que c’est l’acte fondateur. Il faut passer par des mesures, par des obligations. Le CSA oblige aujourd’hui les chaînes à un certain nombre de choses et malheureusement il faut en passer par là. Et bien tant mieux parce que cela évolue, cela progresse. J’ai vu une fois une émission chez l’un de nos concurrents, sur Canal +, une émission d’anticipation où le football féminin avait pris la place du football masculin. Je ne pense pas que ce sera le cas mais effectivement c’est en voie de développement et c’est important. Aujourd’hui, pour parler de la France, on est 3ème nation mondiale et le développement du foot féminin en France n’est pas encore à la hauteur de ce qu’il représente au niveau mondial. C’est être en adéquation avec la réalité des choses. Il y a une réelle activité, c’est un super sport et en plus ce sont de superbes nanas.

Vous avez tenté d’intégrer l’équipe de France… (rires). Pourquoi n’avez-vous pas réussi?

Je n’avais pas de licence, c’est uniquement pour ça. Corinne Diacre a noté mon investissement personnel, elle a vu que j’étais quelqu’un d’assez sérieuse. Ou pas. Elle a dit qu’il fallait d’abord que je prenne une licence. Je ne connaissais pas les règles…mais je vais essayer de revenir (rires).

 

Ce serait pour prendre la place de qui?

Personne. Je vais sur le banc! Mais s’il faut faire une comparaison, je veux bien faire le « Adil Rami »! (rires)

Merci à Vanessa d’avoir accepté cette interview. Allez on l’encourage dans sa course à la sélection avec le hashtag #Vanessaumondial !