Pouvez-vous présenter votre rôle chez Webedia ?

Je suis Raoul Leibel, directeur commercial de la partie gaming chez Webedia qui est organisée sur différentes verticales: cinéma, gaming, food, fashion, voyage. Dans la partie gaming, il y a différents assets organisés autour de 4 piliers principaux :

  • Les médias avec jeuxvideos.com , Millenium.org
  • L’évènementiel avec l’ESWC, l’esport arena
  • La partie team avec le PSG esport et Milleniumesport.
  • La partie talents avec Bang Bang Management et Mixicom

Mon travail est de valoriser l’audience de l’ensemble de ces supports auprès des marques. On va voir les marques et on leur propose de communiquer sur les différents médias.

 

En organisant l’ESWC, quelles sont vos cibles principales ?

Une cible masculine, jeune, 15-25 ans, qui a tendance à être de plus en plus mixte au fil des années.

 

Depuis que les clubs de foot de Ligue 1 se sont lancés dans l’esport, pensez -vous qu’il y a eu un tournant dans la médiatisation au niveau du grand public?

Ca a participé à la médiatisation auprès du grand public. On l’a vu quand le PSG a lancé sa conférence de presse pour annoncer son arrivée dans l’esport. Cela a eu des retombées considérables au niveau mondial. On a eu la BBC, CNN, tous les grands médias internationaux qui ont traité de ce sujet. On a eu beaucoup de retombées médias. Il y a eu plus de retombées médias pour l’annonce de l’entrée du PSG dans l’esport, pour l’annonce de Yellow Star au PSG que pour l’arrivée d’ Ibrahimovic au PSG, selon les dires du PSG.

Quand le PSG a lancé sa conférence de presse pour annoncer son arrivée dans l’esport, cela a eu des retombées considérables

Donc évidemment les clubs de Ligue 1 qui entrent dans l’esport ont participé à cette forte médiatisation mais parallèlement le PSG va dans l’esport parce qu’il y a un intérêt média fort.

 

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Il y a de plus en plus de marques qui s’intéressent à l’esport. On le voit ici sur les stands, à votre avis quelles vont être les prochaines tendances de l’esport d’ici 2020?

J’ai souvent tendance à dire que bien malin qui peut savoir ce qu’il se passera dans l’esport dans 6 mois, parce que cela va très très vite. C’est un univers qui est en pleine croissance. Il y a encore un article qui est paru dans Rolling Stones cette semaine, un super dossier qui finit en disant qu’on ne sait pas trop comment ça va évoluer, la seule chose dont on est sûr c’est que l’esport est là pour durer. Donc ça c’est une évidence.

Les choses vont très très vite et ce qui était vrai il y a 6 mois ne sera pas forcément vrai dans 1 an. En fait, il y a 1 an il y avait peu de marques grand public qui allaient dans l’esport et depuis quelques mois maintenant on voit que toutes les marques qui ont aujourd’hui une problématique sur cette cible précise des jeunes hommes 15-25 ans ont légitimement leur place pour entrer dans l’esport.

 

D’un point de vue commercial, y a t’il des spécificités très différentes du sport?

Pas vraiment. Les marques qui souhaitent aller dans l’esport y vont en général de la même façon que quand elles vont dans le sport traditionnel. Ca répond à des problématiques de notoriété, de visibilité, de légitimité auprès d’une base fan.

La logique marketing d’aller dans l’esport est très comparable à celle d’aller dans le sport traditionnel

On reste dans les codes du sport traditionnel avec des spécificités qui sont propres à l’esport qui sont liées à un univers technologique, un univers prescripteur et un univers très communautaire. Ce sont des différences qui sont propres à l’esport.

La logique marketing d’aller dans l’esport est très comparable à celle d’aller dans le sport traditionnel.

 

Il y a une logique très communautaire, les influenceurs ont donc leur place dans ce milieu…

Tout à fait, les influenceurs ont une place prépondérante dans le marketing de l’esport.  Dans le sport traditionnel, l’audience consomme du sport, à la TV ou dans les médias, parce qu’il y a du talent. On va admirer un sportif qui a des compétences exceptionnelles dans un sport qui est très populaire.

L’esport c’est un peu pareil. On va assister à un match de FIFA, un match de League of Legend, parce qu’on vient admirer un Faker, un Yellow star ou un Nsama parce que c’est une personnalité qui  a des compétences exceptionnelles dans un jeu qui est joué par des centaines de millions de personnes.